mercredi 23 août 2017

Stalingrad, un dimanche d’été




Il y a 75 ans, le dimanche 23 aout 1942, la VIème Armée de Paulus étant aux portes de Stalingrad, la ville est bombardée par la Luftwaffe : 1600 sorties, 1000 tonnes de bombes sont larguées avant l’offensive proprement dite. 80 % de la ville est rasée. 40.000 morts civils. Guernica n’était qu’un entrainement. Ce bombardement n’a pas de place dans la mémoire, le souvenir. Il est effacé comme les murs des maisons de Stalingrad. Il faudrait des nouveaux Picasso pour raviver ce souvenir, honorer ces 40.000 victimes. 

En détruisant la ville, les Nazis ont construit sans le savoir leur tombeau, dans ces ruines les Soviétiques vont mener une guérilla urbaine, où chaque maison éventrée, chaque lambeau de mur seront autant de batailles à livrer pour conquérir la ville. L’Armée de Paulus va s’épuiser physiquement et moralement dans ces combats, et quand bien même les pertes Soviétiques s’élèvent à 300.000 morts, qu’en octobre Paulus occupe 90% de la ville, Stalingrad résiste, s’arc-boute aux rives de la Volga, s'accroche à sa steppe aux paysages infinis.

L’aube du jeudi 19 novembre 1942 apportera la récompense à ces sacrifices. L’Armée Rouge lance son opération Uranus. Le 23 Novembre, les 300.000 hommes de Paulus sont encerclés. Dans deux mois et demi, les 90.000 survivants se rendront aux Soviétiques. Ça sera la première défaite de la Wehrmacht depuis 1939, « le signal de l’avenir » comme l’a écrit Vassili Grossman.

mercredi 5 juillet 2017

A l’Est, notre lumière.

Il y a 74 ans, le 5 juillet 1943, la Wehrmacht lançait l’opération Citadelle pour réduire l’immense saillant de Koursk. Le 2 février de cette même année, la 6 ème Armée de Paulus s’était rendue, à Stalingrad, à l’Armée Rouge. C’était la première fois de la guerre les Allemands étaient vaincus. Vassili Grossman a écrit que Stalingrad fut le signal de l’avenir. La Bataille de Koursk est à l’instar des batailles du front de l’Est, démesurée, titanesque : la Wehrmacht regroupe 900.000 hommes, 10.000 canons, 2000 avions, 2700 chars, les Soviétiques y opposent 1,9 millions d’hommes, 20.000 canons , 4900 chars, 2700 avions..… La Wehrmacht se heurte à une défense Soviétique bien organisée, opiniâtre, combative. Le 23 aout la bataille cesse sur une défaite Allemande, le saillant n’est pas réduit et l’Armée Rouge a repris deux villes importantes Orel et Kharkov. Ca sera la dernière offensive Allemande, à partir d'août 1943 face à la poussée Soviétique, la Wehrmacht ira de retraite, en défaite, le coup de grâce sera donné le 22 juin 1944 par l’offensive Soviétique Bagration, qui conduira les Soviétiques jusqu’à Berlin. Après Moscou en décembre 1941, Stalingrad en février 1943, Koursk change le cours de l’histoire, l’Allemagne est vaincue militairement car humainement et matériellement elle ne peut plus lancer d’offensive. Il faudra encore 1 an et 1/2 pour la vaincre au prix de sacrifices Soviétiques tout aussi démesurés que les batailles. Ces âmes soviétiques, ne les oublions pas, gardons les dans nos mémoires, ce sont elles qui ont effacés les ténèbres Nazies, et qui nous ont apportés la lumière qui encore aujourd’hui, bon gré, malgré, nous éclaire.

mercredi 21 juin 2017

22 Juin 1944, la victoire se lève à l’Est



Il y a 73 ans, le 22 juin 1944 commençait l’opération Bagration, la grande offensive Soviétique qui allait les amener à Berlin en mai 1945 : 1000kms de front, 2,3 millions d’hommes engagés , 6500 chars, en 15 jours 30 divisions Allemandes sont anéantis, 600.000 morts…C'est l'opération militaire la plus importante de 1944 loin devant celle du Débarquement en Normandie. En Juin 1944, l’enjeu de la guerre, la défaite des Nazis, se jouait à L’Est pas à l’Ouest…Les Américains n’ont pas débarqués pour libérer l’Europe ils ont débarqués pour ne pas laisser la victoire aux Soviétiques… Faisant fi des sacrifices Soviétiques les Anglo-Américians on fait de l’Allemagne leur alliée dès mai 1945, sans une dénazification en profondeur de la société Allemande et bien au contraire les officiers de la Wehrmacht, les cadres de la SS qui agissaient dans les ministères se sont retrouvés aux commandes de la RFA sous la houlette protectrice des Américains. Le Plan Marshall de 1947, parachèvera cette stratégie faisant couler les milliards de dollar (équivalent à 130 Millards d’Euros) au prix d’une annexion économique et sociale au modèle Américain. Libérer la France était le cadet des soucis des Anglo Américains, au contraire ils voulaient imposer un protectorat sur la France, un AMGOT ( Allied Military Government of Occupied Territories), les billets de la monnaie de ce protectorat étaient déjà imprimés et convoyés par bateau dès le 6 juin…Et ce n’est que grâce à la hargne, la foi, la force, le courage de De Gaulle, agissant contre Churchill et Roosevelt, qui a réussi à imposer un gouvernement de la France Libre. Il est temps de rendre hommage aux Soviétiques civils et militaires qui ont été les vrais vainqueurs oubliés de cette guerre. C’est eux qui nous ont sortis des ténèbres du Nazisme, au prix de sacrifices effarants : 8 millions de soldats Soviétiques et 13 millions de civils Soviétiques ont péris dans la guerre d’extermination, la colonisation génocidaire menées par les Nazis contre l’URSS. L’après guerre aurait été certainement tout autre, si les Américains auraient reconnus et respectés les sacrifices Soviétiques, au lieu d’en faire leur nouvel ennemi et l’Allemagne, encore Nazie, leur nouvel allié. (A titre de comparaison les Américains ont eu 150.000 pertes en Europe et autant dans le Pacifique)

lundi 15 mai 2017

La nourriture du regard


















Pour l’industrie agro alimentaire et son complément la grande distribution, la nourriture doit se plier à la nécessité des profits et donc aux impératifs de production nécessaires pour générer le maximum de marge, l’aspect nutritif disparaissant devant celui de produit. 
Au delà des méfaits écologiques et sanitaires que ces produits apportent, de la perte du goût des aliments, ils désacralisent la nourriture, en la rendant uniforme visuellement : �les carottes sont oranges et droites, les tomates sont rouges et rondes, les pommes jaunes et calibrées par rapport aux taille des palettes utilisées dans les transports, les salades coupées et empaquetées, la nourriture est moche avant d’être mauvaise… 
Mais depuis le mois de mars, chez Boutiques Terroirs d'Avenir rue Jean Pierre Timbaud, j’ai renoué, comme étant enfant faisant les courses avec ma mère, avec le plaisir, l’étonnement devant des textures bigarrées des feuilles, des formes biscornues, des imperfections et des irrégularités des couleurs, des légumes peu connus… Le plaisir est déjà visuel avant d’être gustatif, c’est déjà beau avant d’être bon ! et puis on parle avec les vendeurs et les vendeuses, on n’est pas claquemuré dans l’absence bruyant des supermarchés.. La nourriture c’est aussi les mots et le regard …

lundi 8 mai 2017

Les grands hommes et les hommes ordinaires



Voila 72 ans le 9 mai 1945 à 1H01 heure de Moscou (8 mai 23H01 heure de Berlin) entrait en vigueur la Capitulation de l’Allemande Nazi . A partir de cette date, l’Allemagne n’était plus l’ennemi des Anglo-Américains mais son alliée face aux Soviétiques et démarrait le storry telling de la réécriture de l’Histoire : grâce aux Anglo-Americains l’Allemagne était vaincue et l’Europe Libérée.
Le Front de l’Est disparaissait de l’Histoire ainsi que ces 13 millions de morts civils Soviétiques et ces 8 millions de morts militaires, et un territoire, de la Vistule à la Volga, transformée en terre brûlée. 
Naissait aussi les légendes ; Winston Churchill en était une : l’homme qui a tenu tête à l’Allemagne avec son flemme Britannique et son éternel cigare, un grand démocrate pourfendeur du fascisme. Nonobstant que l’Empire Britannique dont il était le Premier Ministre ne brillait pas particulièrement par sa démocratie, cet homme avait 2 ennemis : l’Allemagne et l’URSS.
Déjà en 1940, avant la déconfiture Française, il avait envisagé avec les Français d’attaquer (rien que cela !) l’URSS (Intervention au Nord lors de la guerre Russo-Finlandais, intervention au Sud en bombardant les champs Pétrolier de Bakou, depuis le nord de l’Irak) et au début 1945, planifia une guerre contre l’URSS (opération Unthinkable) qui devrait se déclencher en juillet 1945, avec l’aide des divisons Allemandes qui s’étaient rendues aux Anglo-Américains mais qui n’étaient pas démilitarisée, au cas ou..… 
Donc, l’invasion Nazie de l’URSS en juin 1941 était vu presque comme une aubaine, une fois la menace Soviétique éradiquée par les Nazis, des négociations pourraient être mené avec le IIIème Reich…Quand la victoire Russe advint à Stalingrad en février 1943, suivit en Juillet de la victoire à Koursk et que l’Armée Rouge commença sa marche de reconquête de son territoire en visant Berlin, pour Winston Churchill le second front, tant attendu par les Soviétiques depuis 1941, devint une priorité, moins pour libérer l’Europe, que pour ne pas laisser la victoire complète à l’URSS. Alors en 1945, les sacrifices humains des Soviétiques n’ont pas peser lourd dans la balance pour faire passer l’Allemagne encore Nazie d’ennemi à alliée. Ainsi sont les grands hommes.
SI Churchill avait 2 ennemis, le Soldat Soviétique, avait aussi deux ennemis : le Nazisme et le Stalinisme. Il se battait contre le premier en espérant que ces sacrifices puissent amener à la libération, une autre forme de Socialisme, sans terreur. Staline alla dans ce sens tant qu’il avait besoin de cette énergie, mais hélas en 1945, peu de choses évoluèrent, et les convois vers Magadan étaient remplis de Soldats fait prisonniers par les Allemands et qui avaient survécus. Ils avaient vaincus les Nazis, libérés l’Europe, mais pas leur propre pays. Ainsi sont les hommes ordinaires.
Alors en ce jour de souvenir, que ces hommes et ces femmes ordinaires sachent, dans leurs lointains, qu’ils ne sont pas oubliés.

dimanche 19 mars 2017

Cadrer c’est écrire

Découverte du film « Chemin de croix » de Dietrich Bruggeman ; au delà de l’histoire, la quête d’absolu d’une adolescente élevée dans une famille catholique intégriste, servie par une interprétation sidérante de la comédienne Lea van Acken qui joue le rôle de cette adolescence, c’est la forme qui m’a troublé. 

Le film est structuré en 14  séquences, rappelant les 14 étapes du Chemin de croix. Chaque séquence est un plan fixe, filmée en CinémaScope 2:35, qui fait de chaque séquence autant de tableaux. Cette fixité, cette simplicité donne une image puissante, profonde. Elles donnent un cadre, un territoire aux mots, au sens, aux émotions pour qu’elles puissent y naître et s’épanouir au regard. Cadrer ce n’est pas poser la caméra, c’est se poser des questions. Cadrer ce n’est pas seulement voir une image, c’est aussi l’écouter, la ressentir. Cadrer c’est écrire.

lundi 20 février 2017

Les tombes de l’oubli






























Quasiment après les accords de Postdam en Aout 1945, divisant l’Allemagne vaincue en 4 zones d’occupation, pour les Américains l’Allemagne passe du statut d’ennemi à celui d’allié. Alliés contre le Communisme de Staline  mais aussi tête de pont du marché Américain en Europe. En effet, le Plan Marschall de 1947 impliquait l’importation de produits Américains du montant du prêt accordé. Par contre l’aide matérielle et de  nourriture  (Prêt-bail) accordée par les Américains à l’URSS cesse elle dès le 11 mai 1945. 

Certes le Communisme Stalinien est à honnir car partageant des modèles, des actions, des buts identiques au Nazisme en terme de dictature, mais les Américains oublient  bien trop vite les sacrifices humains de l’URSS (13 millions de Civils et  8 millions de pertes militaires), leur territoire ravagé par la politique de terre brûlée. Ils ne cherchent pas à dialoguer ne serait ce que par respect pour ces sacrifices, alors que ces derniers ont grandement facilité  leur progression en Europe, y compris lors de la Bataille des Ardennes où les Anglo Américains ont, sans vergogne, demandés aux Soviétiques d’accentuer leur pression sur la Wehrmacht en Hongrie pour soulager le front occidental.

Cette rapidité du basculement d’ennemi à allié de lL’Allemagne, n’est en fait qu’une continuation de l’attitude Anglo Américaine durant la guerre (et c’était la lubie du grand Démocrate Winston Churchil « de contenir ces barbares Russes »)  : confiner l’URSS le plus à l’Est possible quitte à s’allier avec l’Allemagne et ses généraux « honnêtes » comme Rommel, un peu comme la volonté Américaine de gérer la France,  après la victoire, avec un régime de protectorat (A.M.G.O.T) »  en s’associant avec des Vichystes « bon teint » : comme les généraux Weygand et Giraud et l’amiral Darlan,  Evidement cette réflexion ne diminue en rien les mérites des soldats et des officiers alliées qui ont combattu, sans être au courant des intrigues et machinations de leurs Gouvernements.


Cette rapidité de changement de statut a aussi une répercussion sur la rigueur, la profondeur de la dénazification de la société Allemande. Il a bien eu les procès de Nuremberg en 1945/1946, la tentative du « Questionnaire » qui devait classer les Allemands en 5 catégories en terme d’adhésion à l’idéologie Nazi, mais devant la complexité de mise ne oeuvre, la difficulté de vérifier  les réponses,  cette démarche fut abandonnée, la priorité étant la remise en marche de l’économie Allemande.

Ainsi ce qui sera l’Allemagne de l’Ouest, la RFA,  se reconstitue en intégrant en son sein, les ex nazis, comme un mal nécessaire pour rétablir la prospérité en Europe, condition du déploiement du marché Américains en son sein, et aussi moyen de faire  barrage au Communisme Stalinien… C’est dans cette démocratie balbutiante, issue de 15 ans de National Socalisme, que dès les années 50 les  généraux de l’ex Wehrmacht forgeront le mythe de la Wehrmacht chevaleresque, étrangère aux crimes de guerre, rejetant la responsabilité sur la SS. C’est aussi dans cette période que les réseaux d’entraides des anciens SS, recyclent leurs membres dans les administrations, les instituons, les entreprises. Car la SS n’était pas seulement les Waffen SS,  la partie combattante, qui a forgé dans notre mémoire l’image du SS violent, exalté, sans foi ni loi. Les SS c’était aussi la Haute Administration Nazie qui créait, planifiait, administrait, mettait en oeuvre en oeuvre la Solution finale,  la Politique de famine à l’Est, les Lois Raciales, l’industrie de guerre.… Ces SS étaient des universitaires, des docteurs en droit, en économie,  des professeurs , des ingénieurs qui se sont recyclés sans réels problèmes dans l’Economie Allemande de l’après guerre. 

L’Allemagne n’a pas expié ses crimes, elle les a refoulés dans sa réussite économique. Après le pont aérien en 1948 pour ravitailler Berlin bloqué par le blocus Soviétique faisant suite à la décision de la création de la nouvelle monnaie, le Deutsche Mark, les Etats Unis se posent en libérateur face aux Soviétiques, forgeant le mythe qu’ils sont les libérateurs de l’Europe, les vainqueurs des Nazis, un story-telling hollywoodien, une oeuvre de propagande qui efface des consciences les sacrifices Soviétiques.

Au sein de la Société Allemande et cela est à sa décharge, il y a eu différentes démarches pour souligner cette intégration d’anciens Nazis dans la société et les entreprises d’après guerre. Le « Livre Brun » édité en 1965 par la RDA donnait le nom de 1800 nazis à différents postes dans l’Administration l’Armée, la Justice les Sciences de la RFA. Considéré à l’époque par l’Ouest comme un oeuvre de propagande, cette liste et ces faits se sont avérés évidement exacts…En 1997, l’exposition de l’Institut d’’Histoire de Hamburg « Les crimes de la Wehrmacht » qui récusait preuves à l’appui le mythe d’une Wehrmacht chevaleresque, d’une armée propre sans participations aux crimes de guerre souleva un tollé général …. Plus proche de nous l’article de Peter Jahn de « Die Zeit » en 2007 soulignant le rôle primordial de l’URSS dans la défaite Nazie et rendant hommage aux sacrifices Soviétiques…. et les historiens Allemands qui sans cesse explorent les méandres du Nazisme, de leur Histoire…

On ne peut que saluer ces démarches, en France la Haute Administration un peu, beaucoup, collaborationniste a été aussi recyclée après guerre, comme par exemple Maurice Papon, préfet collaborationniste, qui  est devenu préfet de Police à Paris en 1958 et ministre du Budget du gouvernement Raymond Barre (1978 à 1981). Il a fallut du temps pour pouvoir parler du rôle de la police Française dans la déportation des Juifs (Le chagrin et la pitié , 1974) et on attend toujours ( et on peut attendre encore longtemps..) une exposition sur les crimes de la Milice Française et celle de l’Armée de la République en Algérie.

Cette dénazification  superficielle, la réécriture de l’Histoire faisant des Américains  les vainqueurs du Nazisme et les libérateurs de l’Europe  ont fait que le refoulement des crimes resurgit sous la forme de névroses,  comme l’attrait, voire la fascination, pour la Wehrmacht,  les SS, invincibles guerriers injustement mis au pilori, que l’on peut trouver, sans même aller dans le « dark web » sur certain groupes utilisateurs de Facebook ou des blogs de Tumblr.  

Ou bien l’ignorance, certainement en partie idéologique, qui fait que l’article « Génocide » de Wikipedia comporte une entrée pour la « Terreur rouge » des Bolcheviques et une autre pour le massacre des  Haïtiens en 1937 en République Dominicaine,  mais aucune pour les 13 millions de mort civils Soviétiques, pourtant victimes d’une colonisation génocidaire dans ses objectifs et ses moyens. (La politique de la Famine- édicté par Herbert Bracke, l’Ost Plan, les directives de combat de la Wehrmacht,  la planification des  actions des Einzagruppen)….
Bien peu de livres d’histoire français évoquent cela (il y a des exceptions, comme le remarquable livre de Christian Baechler «Guerre et exterminations à l'Est : Hitler et la conquête de l'espace vital 1933-1945 » Editions Taillandier), et  il faut se tourner vers les historiens Américains, Anglais et Allemands (un comble !), pour y trouver, études, analyses, recherches sur la réalité de la  guerre à L’Est.

L’incommensurable sacrifice humain et matériel des Soviétiques, les seuls vainqueurs du Nazisme, est tombé dans l’oubli des consciences et a été effacé de la mémoire des peuples à qui ils doivent la liberté, par un mensonge érigé en dogme d’Etat :  les Américains ont vaincus le Nazisme et libérés l’Europe. Les victimes Soviétiques sont ensevelies dans les tombes de l’oubli ; fleurissons les de notre souvenir, qu’elles sachent qu’au delà du temps, nos âmes pensent aux leurs et  que nous veillons sur elles.