vendredi 13 mai 2016
Sola imago (par l'image seule)
samedi 21 septembre 2013
De la poche à l’épaule
dimanche 2 septembre 2012
Route One / France
jeudi 9 août 2012
Simple is beautiful
Du juste.
dimanche 15 juillet 2012
CAMEFLEX MKIII
mercredi 6 juin 2012
François, Raymond et les hautes lumières
dimanche 22 avril 2012
Peintre en cinéma
Bien sûr il faut voir ce que donne cette camera (bruit, mise au point, aide à l’exposition, ergonomie, workflow......) mais le fait qu'elle soit associée par essence à un logiciel d'étalonnage est le signe de la compréhension du cycle de l'image, ( tout en étant lucide que chez Black Magic Design ce ne sont pas des philanthropes...), de la compréhension que l'image numérique intègre les approches, les compétences, que l'image numérique est un ensemble indissociable Captation/Etalonnage. L'image numérique est une. Il y a de la peinture dans cette approche.
Ce nouvel outil me convient car il matérialise une philosophie, contient une proposition au contraire de Canon qui matérialise qu’une étude de marché, vide de vision. Dans le monde de l'image Black Magic Design est l'Apple et Canon le Microsoft, avec le même impact sur la création. Et les créateurs/créatrices.
lundi 23 janvier 2012
R.I.P Johannes Gutenberg
Apple vient de mettre à disposition "iBooks Author", pour créer des livres électroniques interactifs, avec comme cible plus ou moins visée : les professeur de l'éducation nationale.
<< Rewind de 25 Ans...
En 1987, Apple sortait Hypercard le premier environnement de développement informatique orienté objet et interactif avec son langage Hypertalk. On pouvait developer des piles de cartes (sorte de livre) avec une interface interactive mélangeant texte, image, son, video ( du moins à l'époque de Director, des animations) et des liens hypertexte. On développait des applications informatiques, tranquillement dans sa salle à manger, d'une manière intuitive, simple et puissante. Une révolution.
Gros succès chez les professeurs (modulo le prix des Mac à l'époque), des milliers de "piles pédagogiques" développées, échangées. Comme à son habitude Microsoft proposera 3 ans plus tard Toolbook, une pâle copie d'Hypercard.
iBooks Author a la même approche, en terme technologique (simplifier l'accès à la complexité de l'OS) mais propose deux nouveautés de taille. La première, est la métaphore utilisée ; celle ci n'est plus déconnectée de notre quotidien, de notre culture, on passe de la pile de cartes, au livre, avec toute les implications que ce changement de paradigme apporte en terme d’habitude d'usage et d'attaque de front de l'objet culturel par définition. La deuxième nouveauté, est le moyen de distribution. Loin des réseaux artisanaux d’échange des années 1980/1990, le book/app store d'Apple offre, potentiellement, aux auteur de iBooks le marché des possesseurs des iPad/iPhone.
De quoi susciter des nouvelles initiatives, de nouveaux talents, de nouvelles structures éditoriales.
Mais aussi, mais surtout, de pouvoir créer de nouveaux concepts d'écriture, de créer dès maintenant une forme d’écriture totale et de dépasser, enfin, J.Gutenber et son écriture linéaire, misérable. Infertile.
lundi 14 novembre 2011
L.E.S.S (Léger. Engagé. Sobre. Subtil)

Face aux caméras boutonneuses, aux protubérances hideuses, à l’esthétique de tête de méduse des accessoires envahissants, à la prépondérance du prise de vue cinéma il faut une riposte, un repositionnement, une éthique renouvellée pour une prise de vue différente.
Voila celle auquel je vais m’astreindre pour mon travail personnel :
Léger : Support léger, à minima
Engagé : netteté au plus proche du flou, lumière naturelle
Sobre : 35 mm ou un zoom 24/70
Subtil : filmer en logarithmique suivi d’un étalonnage
Pas de rigidité dogmatique, si il faut un zoom plus puissant je le prendrais, si il faut un pieds je le prendrais, si il faut un léger ajout de lumière je le ferais.
Mais toujours chercher à saisir la réalité plutôt que la capter. Toujours chercher à poser un regard, à cadrer avec désir, à exposer avec envie. A Faire corps avec la réalité, à être au plus près de la camera
Une démarche de prise de vue pour faire sens, pour créer des sensations, pour créer la danse de l'image, en étreignant la caméra et en enlaçant la réalité.
mardi 18 octobre 2011
L’ancienne vague

Le nombre de fabricants de supports divers et variés pour le canon 5D MKII et leur offre est parfaitement incroyable. C'est la profusion, l'abondance. Le pauvre boitier se trouve noyer dans ses accessoires (voir à la fin du post quelques liens), car l'acharnement à harnacher ce boitier semble n'avoir qu'un seul désir: le cinéma, au détriment du documentaire, et qu'un seul but : faire aussi gros qu'une camera 35.
La nouvelle vague fut en partie nouvelle car elle abandonnait les énormes cameras 35 mm avec leur blimps les rendant obèses ( voir les liens en fin de post) pour les Cameflex légers, portables, pour une prise de vue dans la dynamique de la vie. Cette enflure semble être le ressac de cette nouvelle vague, où l'on ne sait plus tenir une camera, où la camera ne fait plus corps avec le cameraman, où la caméra est disjointe de la sensation.
Les cameras Red ou Arriflex ne sont plus que des boites où vient se greffer des protubérances, des verrues, des boursouflures. La camera n'est plus penser pour cadrer mais pour capter. Seul Aaton avec sa Penelope fait une camera d'épaule en 35 mm, réellement penser pour cela, perpétuant ainsi la relation homme/caméra, base de l'image filmée, car animer par une démarche où filmer reste un désir et non une fonction.
En septembre, pour passer une semaine à Rome, j'avais acheté une poignée Sony bon marché pour camescope pour en équiper mon 5D monté avec juste un 35 1,4 et une loupe sur l’écran. Loin de l'attirail sophistiqué, lourd, cher, vanter par les fabricants, j’étais léger, sobre, sensible (sans parler de l'économie réalisée), au plus proche de la caméra, au plus proche de la réalité. Je filmais.
Pour voir des cameras obeses :
http://tsutpen.blogspot.com/2007/11/adventures-in-american-filmmaking-88.html
http://tsutpen.blogspot.com/2009/09/adventures-in-american-filmmaking-121.html
Jouez avec nous à retrouver le canon 5D dans cet équipement !!!
http://www.neoncam.fr/neoncam/dslr/fr/
dimanche 16 octobre 2011
Nous sommes le réseau
Twitter agit comme un poseur de balises, une sorte de réveil informationnel, je n'ai jamais tant lu ""The Economist" que depuis je me suis remis a Twitter. (Etrangement même si le libéralisme n'est pas ma tasse de thé (!), l'intérêt et la qualité de certains articles de "The Economist" m'attirent...)
Twitter offre une vision parcellaire du savoir, il agit comme un delta d'information. Pas de courants puissants, impétueux, mais un infini de ruisseaux, de ruissellements, de filets qui irriguent et fertilisent.
Le savoir est heuristique et le fragment est son matériau de base.Twitter, plus que les blogs et autre RSS, intègre ces deux facettes qui le fait entrer en résonance avec notre pensée réticulaire ; le following devient, un noeud externe, une connexion temporaire. Nous sommes le réseau.
jeudi 6 octobre 2011
Steve Jobs et la photographie
Les journaleux prétentieux de France Culture se sont gaussé des réactions liées à la mort de Steve Jobs, eux qui sont les parangons de la Culture Française qui sent bon la naphtaline de l’arrière-garde et la moisissure des vieux paradigmes tant dans l’écrit que de l’image.
Mais qu’a-t elle fait cette France qui illumine le monde, celle qui donne l'exemple, celle qui donne des leçons ?
La France est absente de toutes les avancées technologiques de ces 65 dernières années ( y compris dans le logiciel, alors que les Allemands ont développés SAP (N° 1 des ERP) ou plus proche de nous IRIDAS (étalonnage) racheté par Adobe).
Nos grands capitaines d'industries ce sont les Serge Dassault, le roi du marché d’état et de ces enterloupes ; Arnaud Lagardère qui se ridiculise dans le démon de midi moins cinq ; Bernard Arnault qui fait dans les sacs de luxe, une bonne vieille tradition française où l’innovation réside dans un changement de système de fermeture tous les 50 ans ; Henri Proglio qui a planté Véolia mais qui en en est parti avec des millions d’euros pour diriger (?) EDF.... Effectivement, on a de quoi de se gausser de Steve Jobs.
Sorte de Leonard de Vinci du 20ème et du 21 ème siècle, Steve Jobs a été le vecteur de la modernité de notre vie quotidienne, certes il n’a pas été philanthrope, mais que nenni, il a donné au monde des outils de création, de savoir, de plaisir. C’est déjà beaucoup et quelque part, et en ce jour, à juste titre, on l’en remercie....
Et la photographie ? Et la Vidéo ?
Depuis les frères Lumière, pas de visionnaire, pas de génie dans ces domaines, mais des grosses mécaniques (Arriflex, Nikon, Canon) ou plus petites (RED), toujours bien huilées qui ronronnent au rythme des évolutions inéluctables des technologiques numériques et électroniques totalement centrées sur le traitement numérique. Sony par sa structure grand public / ordinateur / photographie / téléphone a plus les moyens que ses concurrents pour innover, mais son intuition, son innovation sont en berne depuis le Walkman (1979 !!!!).
Ces entreprises sont engoncées dans leurs études marketing, dans une pensée technocratique de la photographie, sans une réflexion sur ce que représente aujourd’hui l’image photo et video dans les évolutions de nos moeurs, de nos désirs, de la création, sans voir ses aspects sociaux et réticulaires. Rarement industrie a été, et reste, si aveugle.
Il a fallut qu'arrive l’iPhone avec ces apps, son interface tactile, sa connectivité réseau pour qu'une nouvelle forme de photographie émerge, encore balbutiante certes, mais qui est au coeur du désir créatif des gens et qui, comme les Macinstosh, a créé des nouveaux usages, des nouvelles pratiques.
L’iPhone 4S, (lynchés par les journaleux de la presse généraliste incapables de la moindre analyse originale, ressassant les mêmes point de vues totalement disjoints d’une pratique) avec son microprocesseur double coeur, son nouveau capteur (qui permet la stabilisation hardware de la video), son déclencheur via l’un des boutons de volume, son accès direct sans déverrouillage, les nouvelles fonctions de IOS 5, va renforcer la pratique de la photographie et vidéographie avec l’Phone et la nouvelle création photographique et vidéographique en aura l'empreinte. Et c’est encore Steve Jobs qui aura fait bouger les choses.
samedi 24 septembre 2011
Easy seeing

J’ai été voir «La nouvelle guerre des boutons», par devoir familial, car une partie de ce film avait été tourné à Blesles village natal de mon grand père paternel et qu'en juillet, durant le tournage de ce film, une grande réunion de famille réunissait, en ce lieux de racines familiales, tous les cousins et cousines de la branche «blesloise» de la famille.
Film à l’eau de rose, lisse, sorte de catalogue de scènes mise bout à bout, jeux d’acteurs attendus. Paysages de carte postale. Filmé en pellicule. Esthétisme convenu : quand Lebrac saute par la fenêtre de sa chambre par une belle soirée d’été et court dans le champ de blé, mouvement ascendant de grue, étalonnage avec dominante orange.... Comment peut on appeler cela une image ?
Dans l’industrie cinématographique le Directeur de la Photographie devrait s'appeler «Responsable Produit», car son rôle n’est plus de créer l’image, mais de la faire correspondre à l’esthétique du marché . Celle du cinéma marchand, distributeur d'émotions, diffuseur d’images prêtes à regarder, fournisseur d'audience pour la publicité télévisée. Les aéroports ont leur musique «easy listening», les multiplex leur «easy seeing». Et le regard s’enfuit. Comme je suis loin de tout cela.
mardi 20 septembre 2011
Réalité Réticulaire

J’ai profité d’un séjour à Rome pour consolider ma pratique de l’iphoneographie. Mon iPhone 4 est rempli de dizaine d’apps photographique mais j’en ai utilisé vraiment qu’une dizaine. Au passage à l’iPhone 5, je vais rationaliser ma boite à outil, tant photo que video. Je reviendrais sur ces outils le moment venu pour l’instant je me suis créé un compte sur Twitpic : http://www.twitpic.com/photos/videopaper, car l’iPhone est avant tout pour moi un appareil photo de réseaux, d'expérimentation, de création. En attendant un appareil qui combinerait la qualité d'image d’un Sony Nex 7 par exemple avec l’ergonomie, les fonctionnalités réseau, la puissance des app de l’iPhone. A quand un Sony (ou Canon) avec l’IOS intégré, un compagnon pour nos visions et nos pensées réticulaires ?
Super Réalité

Via les méandres d’Internet je suis tombé sur une présentation du Département Capteur Numérique de Sony (voir lien çi dessous). Sony est en train de développer une gamme de capteur qui surpassera la vison humaine, au sein du projet «Super Reality». Prise de vue haute vitesse, plage dynamique supérieure à l’oeil, super haute sensibilité sans bruit...Dans 3 ans on aura une plage dynamique supérieur à l’ALEXA dans des boitiers à 3000 E... L'esthétisme du cinéma indépendant va profiter de cette avancée technologique. Cet apport majeur se fera au coeur de l’image porteuse de sens, bien loin de la cosmétique du tilt shift, time lapse et autre 3D....
http://www.sony.net/SonyInfo/IR/info/Semiconductor/2011/index.html
samedi 10 septembre 2011
Reprendre en main la caméra

Dernièrement j’ai fais pour une amie peintre ( Virginie Roux Cassé), un triptyque video présentant (en partie) son travail. Un des volets s'intitule " Forme - Mouvement - Matière", j'y filme une ébauche faite au couteau. Filmant avec un 100 mm macro, beaucoup de déchets en terme de mise au point, mais le résultat, bien qu'incomplet, pas assez pur, à peine abouti, s'approche d'une forme de prise de vue "organique", qui fait sienne la réalité de l'action, qui propose une dynamique donnant un sens aux mouvements chahutés, aux pertes de point. Une sorte de réponse raisonnée à la rigidité, presque cadavérique, des mouvements de camera des films aseptisés, de suivis de point, qui, si parfait, laissent sans voix, mais aussi sans émotion.
Il ne s'agit pas de prôner une quelconque esthétique primaire de refus de stabilité du mouvement et/ou de la netteté.
Non, il s'agit de reprendre la camera en main, comme si la situation de cadrer nous avez déjà échappé. Comme si le rapport à la caméra, avait été dilué, absorbé par la technicité sans fin du numérique. Venir, revenir, à une prise de vue adhérente aux mouvements, une prise de vue aux confins de l'émotion, au plus près de la matière, au seuil de de la réalité. Cette réalité, qui bat au rythme de la vie qui, volage, s'enfuit de nos yeux.
Forme - Mouvement - Matière :
http://vimeo.com/videopaper/fmm-blog
Le triptyque :
http://vimeopro.com/videopaper/peinture
lundi 29 août 2011
Le ciel Photoshop
"Parlez moi de la pluie, et non pas du beau temps. Le beau temps me dégoute..." chantait G.Brassens dans sa chanson «L’orage». On pourrait, pour la photographie, reprendre cette antienne, tant que le ciel gris est propice à des expositions parfaites, le gris à18 % du système de mesure rentrant en phase ( en transe !? en résonance !?) avec celui du ciel. Comme cette photo illustrant cet article mise ici sans aucune retouche (prise au 5D MKII, mais celles prises avec l'iPhone sont toutes aussi étonnantes).
Nuages étranges, nuances magiques ; des gris, gris ; des blancs, blancs ; des noirs, noirs. Que demander de plus ? Peut être le soleil....
lundi 18 juillet 2011
Une beauté fulgurante

Découverte par hasard du photographe Américain Matt Black. Sidération.
Une photo toute en profondeur de champs, très peu de flou. Au 35 mm et/ou 28mm. Composition large. Noir et blanc. Si beau qu'il me semble qu'il ne puisse pas avoir été pris en numérique. Il capte la misère des petits paysans américains et des mexicains laisser pour compte. La dureté des paysages désertiques.
Pourquoi tant d'émotion ? Alors que mes yeux sont saturés des photographies que l'on trouve dans les magazines de photos (celles de livres photo ou des lecteurs), des galeries de partage de photographies sur le web.
La majorité d'entre elles sont belles, mais mortes. Elles ne m'émeuvent pas. Biens sûr elles sont esthétiques, mais une esthétique du vide, une esthétique de société. Une expression collective mais pas une recherche personnelle. Pas un engagement. Un désir. Une vision. Matt Black a un regard, un engagement, une vision. Il écrit une histoire. Construit une oeuvre. Il voit. Il nous fait voir. Nous voyons.
Avec les grands capteurs ( full frame ou APS ) la faible profondeur de champs est devenu un tic esthétique. Peut être une sorte de palliatif à une incapacité à faire un cadre, de composer un regard, de bâtir une vision, de proposer une émotion.
Dans la photographie mondialisée, l'image se perd dans l'absence. Il est bon parfois de la retrouver, vivante, forte,
et de côtoyer sa terrifiante beauté.
http://www.mattblack.com/kingdomofdust/01.html
vendredi 1 juillet 2011
Faire corps avec la réalité

samedi 18 juin 2011
Nouvelle photographie : l’heuristique subversive du beau

La nouvelle photographie est celle née de l'usage des mobiles en général et de l'iPhone en très particulier.
C'est un nouvel art fécondé par la fusion de l'appareil photographique, de l'ordinateur, des réseaux, et de l'ergonomie tactile. Post en forme de petite épistémologie de la nouvelle photographie.
Pour parler de cette nouvelle photographie, le néologisme qui a court sur internet est «iPhoneographie» mais peut être faudrait il mieux appelé cette nouvelle photographie "softgraphie " (écrire avec le logiciel) tant que cette photographie est basée sur le logiciel. Les objectifs sont logiciels (tilt shift, multi exposition), la mise au point est logiciel, l'exposition se fait au doigt ( avec quelle facilite, quelle créativité, quelle précision, ça ramène mon spotmétre au rang d'outil paléolithique !) le flou se construit du bout des doigts, l'image est somptueuse, sous nos yeux, sous nos doigts. Il y a de la peinture dans cette photographie.
Avec l'iPhone les outils ont changés de forme, de statut, les outils sont des applications, les Photoshop express et autre Photoforge et Photogene sont les dignes représentant de l'ancien monde, quand bien même elles restent utiles dans cette phase de transition, dans ce balbutiement des nouvelles origines. Elles existent mais sont déjà obsolète. Antiques. Mais il est juste de dire que le tactile permet d'être au coeur de l'image pour la retoucher et permet donc un ressenti de la modification, avec ces applications, sans commune mesure avec une souris ou une tablette wacom.
Le tactile, c'est le toucher. La caresse. Cela ne peut qu'influencer ce qui est issu du tactile. Le numérique prend de la consistance, il quitte son état virtuel pour devenir matière. Existence.
Les nouvelles applications sont des artware, elles génèrent des looks, avec un vaste champs fonctionnel du simple au complexe mais loin de faire gadget, elles font la part belle à la combinaison, au hasard, à l’incertitude. Elles sont pourvoyeuses d'idées, d'événements. De part leurs heuristiques hasardeuses, ces applications permettent d'interagir entre la réalité captée et la vision espérée, matérialisant le désir, ce sont des machines à sentiments. Des pourvoyeurs d'étranges beautés. On passe de la retouche de la réalité à la création de sensations de ressentis. D'émotions.
La photographie se fait exploratrice, expérimentale. Des applications déstructurent l'image ( Decime8) , le noir et blanc revient en majesté, les couleurs se perdent dans la combinatoire des traitements croises... l'image nait de la réalité mais comme un enfant, qui est à la fois héritier des lignées de ses parents et destinée unique, la nouvelle photographie hérite de la réalité mais elle en fait une vision a part entière. Dès maintenant le réel n'existe que pour, que par, sa représentation abstraite.
L'iPhone est un instrument de l'instant comme en son temps le Leica. Avec ce dernier le réel était l'esthétisme, avec l'iPhone c'est l'esthétisme qui devient réel. ( même si je reste un amoureux transit du flou des Summicron). Avec le Leica je captais le réel, avec l'iPhone je le transforme. Je génère ma propre réalité. Car le réel est multiple, malléable, hétérogène. On peut imaginer qu'avec le Cloud, des nouvelles formes des créations vont émergés. Sans parler des autre applications qui transforment l'iPhone en posemètre, charte de gris ; un autre post leurs seront consacres.
Nouvelle manière de photographier aussi au delà de la captation plus ou moins classique, (l'Appstore fourmille d'appareil photos en tout genre, ce fourmillement n'est pas sans rappeler celui des années 1920/1930 il y avait pléthore de fabricants d'appareils photos.) des nouvelles manières de capter la réalité émergent, forge un regard autre, comme «Joiner» ou "Timetrack" qui scanne la réalité, comme un pinceau du regard.
Au niveau des camera film le même souffle est présent mais bridée encore par le manque de puissance. En retrait quand même, il est symptomatique que dans les catégories de l'appstore celle estampillé''photographie '' regroupe les appareil photos et les cameras.
Nul doute que l'avenir de l'image infinie est dans le croisement de l'IOS, du tactile et d’un boitier avec capteur APS C et objectifs interchangeables. Le constructeur d'appareil photo qui aura la licence IOS sera le nouveau leader de la nouvelle photographie.
Ainsi donc, le beau se déplace de la perception à la création. Le réel se meurt sans souvenir. La vision se fait sensation. Avec l'iPhone l'abstrait est la nouvelle réalité.






